Contre la suppression des RASED

image-rased-saborde.jpg

 

 Cliquez sur l'image pour lire ou imprimer l'article dans sa totalité.

Quel avenir pour les Rased (réseaux d’aide spécialisée aux élève en difficulté) ? C’est la question posée par les députés UMP Xavier Breton (UMP, Ain) et Gérard Gaudron (UMP, Seine-Saint-Denis), rapporteurs pour avis du projet de budget 2012 de la mission enseignement scolaire. Devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, qui discutait mercredi 2 novembre 2011 des crédits de la mission, les députés ont présenté leur rapport consacré à la question « sensible » des Rased. Ils estiment ainsi que les maîtres spécialisés « disposent des compétences et des outils » pour traiter la difficulté scolaire. Or, les réseaux d’aide aux élèves sont aujourd’hui « sérieusement affectés » et leurs frais de déplacement se trouvent « complètement étranglés ». « L’exécution du budget 2012, avec la suppression de 5 700 postes dans le premier degré sans fermeture nette de classe, obligera les Rased à fournir une contribution dans le domaine des suppressions de postes », souligne Gérard Gaudron. Selon le ministère, les Rased représentent 12 047 ETP en 2010-2011, dont 3 667 psychologues.

 Nous ne voulons pas d’une asphyxie lente des réseaux », affirment les rapporteurs. Ils évoquent dès lors trois scénarios d’évolution des Rased.

 Première hypothèse : l’extinction progressive du réseau. Un scénario jugée « inacceptable », à moins qu’à terme tous les enseignants soient en capacité de répondre à des bassins éducatifs particuliers. Les députés rappellent à ce titre la position du ministre en la matière, affirmée devant la commission le 26 octobre dernier. Pour Luc Chatel, « le dimensionnement et l’efficacité de l’action des maîtres E et G doivent continuer à être réévalués ».

 Second scénario envisagé par les rapporteurs : la suppression de la distinction entre maîtres E (chargé de l’aide à dominante pédagogique) et G (chargé de l’aide à dominante rééducative), et la sédentarisation de ces personnels.

 Les députés sont pour leur part favorables à un « troisième scénario », combinant la « sédentarisation des maîtres E » et le « maintien d’équipes de maîtres G » dans le cadre d’un bassin par exemple, « pour soulager les maîtres » dans la prise en charge de la difficulté scolaire.

 


Voici un document assez récent sur les enjeux autour des RASED:

 

Evaluation des RASED et de l'Aide Personnalisée Evaluation des RASED et de l'Aide Personnalisée