les effets pervers de la libération de la carte scolaire

Les effets pervers de libéralisation de la carte scolaire

"La suppression progressive de la carte scolaire engagée en mai 2007 par le ministre de l'éducation nationale, conformément à la demande du Président de la République, avait pour but d'améliorer la mixité sociale des établissements les plus demandés, principalement ceux des quartiers favorisés, tout en mettant un terme à l’hypocrisie des systèmes dérogatoires.

Le choc en retour de cette libéralisation des règles s’est très rapidement manifesté à travers la fuite des meilleurs élèves des établissements des quartiers défavorisés. Les élus de terrain constatent ainsi que le remède s’est parfois avéré pire que le mal, aggravant la ségrégation au détriment des collèges situés en zone d'éducation prioritaire et, en particulier, ceux qui sont classés en réseau « ambition réussite ». Cette évolution perverse va dans le sens diamétralement opposé à notre volonté républicaine de mixité sociale."


C'est en ces termes que débute l'exposé des motifs d'une
proposition de loi présentée par Alain Dufaut, sénateur UMP du Vaucluse qui dénonce "les effets pervers" de l'assouplissement de la carte scolaire. En effet, c'est à Avignon qu'a eu lieu la première fermeture d'un collège «ambition réussite», déserté par ses meilleurs élèves...

Commentaires (1)

1. Bob 26/05/2010

Marrant comme article. Maintenant, la gauche (les gauchistes ?) parle des "meilleurs élèves". Je croyais que votre doxa stipulait expressément que tout le monde naît avec strictement les mêmes aptitudes, et que la hiérarchisation des élèves du premier au dernier ne faisait qu'illustrer la reproduction des "classes sociales" (notez les guillemets !). On a supprimé la carte scolaire, et il apparaît que les élèves studieux des collèges et lycées pourris, ceux qui n'ont pas vu la vie en rose dès le départ et ont vite appris à ne compter que sur eux-mêmes sans toutefois cracher sur la République sont allés voir là où ils pourront trouver à se promouvoir par l'École. J'imagine qu'ils ont été surpris d'être accueillis à bras ouverts. Que deviendront-ils ? Nous le saurons dans 10 ans. Mais on peut déjà supposer que beaucoup ont compris qu'ils avaient une carte à jouer face à un "Aymeric" qui se croit fort comme papa et trouve donc inutile de bosser son orthographe. Voire de bosser tout-court. J'imagine que des gosses de pauvres prenant très tôt l'ascendant sur des gosses de riches, ça doit vous sembler bizarre. C'est contraire à la Règle. Donc, ça ne peut pas exister. Donc, il faut faire en sorte d'y mettre un terme au plus vite. Quitte à faire un petit pas en arrière (par exemple l'emploi du terme "meilleurs élèves", ou l'approbation de la démarche d'un Sénateur UMP). Voici mes questions : qui est-ce qui cherche à reproduire les "classes sociales" dans cette histoire ? Qui est-ce qui ne veut pas voir partir les futurs cadres de cette révolution bolchévique qui n'existe que dans vos rêves ?

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