les effets pervers de la libération de la carte scolaire

Les effets pervers de libéralisation de la carte scolaire

"La suppression progressive de la carte scolaire engagée en mai 2007 par le ministre de l'éducation nationale, conformément à la demande du Président de la République, avait pour but d'améliorer la mixité sociale des établissements les plus demandés, principalement ceux des quartiers favorisés, tout en mettant un terme à l’hypocrisie des systèmes dérogatoires.

Le choc en retour de cette libéralisation des règles s’est très rapidement manifesté à travers la fuite des meilleurs élèves des établissements des quartiers défavorisés. Les élus de terrain constatent ainsi que le remède s’est parfois avéré pire que le mal, aggravant la ségrégation au détriment des collèges situés en zone d'éducation prioritaire et, en particulier, ceux qui sont classés en réseau « ambition réussite ». Cette évolution perverse va dans le sens diamétralement opposé à notre volonté républicaine de mixité sociale."


C'est en ces termes que débute l'exposé des motifs d'une
proposition de loi présentée par Alain Dufaut, sénateur UMP du Vaucluse qui dénonce "les effets pervers" de l'assouplissement de la carte scolaire. En effet, c'est à Avignon qu'a eu lieu la première fermeture d'un collège «ambition réussite», déserté par ses meilleurs élèves...