Informations des DDEN

Comme nous l'avons précisé dans l'article "Qui sommes-nous ?", l'ADEP n'est pas une association de parents d'élèves de plus. Dans notre Conseil d'administration siègent également des DDEN, Délégues Départementaux de l'Education Nationale.     http://www.dden-fed.org/delegue/une_fonction_dans_le_temps.html

"Les DDEN, amis de l'école publique, défenseurs historiques de la laïcité, se devaient de participer à l'élaboration de cette nouvelle association qu'est l' ADEP.
Veiller aux bonnes conditions de vie des enfants, à l'école et autour de l'école, tel est notre rôle.
En ces périodes difficiles où les valeurs que nous défendons sont menacées, il est important que toutes les personnes ( parents, enseignants, DDEN ) apportent leur soutien pour défendre l'école publique. Ce n'est que dans ces conditions avec l'aide de tous, que nous gagnerons et sauverons l'école de demain."
Ci dessous vous trouverez (en format .pdf pour une meilleure lisibilité) le compte rendu de L'Assemblée Générale de l'Union Départementale des Délégués de l'Education Nationale, réunis le 25 avril 2009 à Douvaine. ...très intéressant pour dresser le tableau de l'Ecole Publique sur notre département.
AG des DDEN verso

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RESOLUTION GENERALE

Réunis pour leur 95ème congrès national à Gerardmer Ie 27 juin 2009, les DéIégués Départementaux de l'Education Nationale, réaffirment leur attachement indefectible;

  •  aux valeurs de la Republique exprimées dans la Constitution : « La France est une Republique indivisible, larque,democratique et sociale »,

  •  à la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat.

    Ils rappellent que la laïcité est universelle, qu'elle permet le "vivre ensemble" dans la paix et la concorde et qu' elle est le rempart contre toutes les formes de racisme, de communautarisme, d'integrisme et de rejet de l'autre.

Ils réaffirment leur attachement à l'Ecole publique et laïque : « l'organisation de !'enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés, est un devoir de l'Etat ».

  • c'est pourquoi ils dénoncent :

    • Le dénigrement systématique du fonctionnement de l'Ecole publique dans les medias;
    • les pressions exercees sur les élus locaux pour financer la scolarité d'élèves dans les écoles privées hors de la commune de résidence. En aucun cas ces écoles ne peuvent pretendre à une une parité avec le service public compte tenu du caractère propre qu'elles revendiquent.

    En conséquence, ils exigent l'abrogation pure et simple de l'article 89 et refusent Ie financement des écoles privées.

    • la reconnaissance des diplomes universitaires délivrés par l'enseignement catholique

    et demandent

    • l'abrogation du decret d'application de l'accord« Vatican-Kouchner »;
    • la suppression massive des postes d'enseignants, et la remise en cause des RASED;
    • la suppression de deux heures d'enseignement et l'application unilaterale de la semaine de quatre jours;

    c'est pourquoi ils condarnnent le nouveau projet des EPEP qui ne peut résoudre les problèmes du service public d'éducation ; projet qui en outre, aurait pour conséquence l'élimination des DDEN et des Conseils d'école dont ils sont membres de droit.

    Les DDEN mandatent Ie bureau national pour mener une reflexion sur leur avenir, sur leurs missions en tant que défenseur de l'Ecole publique, laïque,et en tant que médiateur au sein de l'ecole.

    Les DDEN

    • seront vigilants pour que l'Ecole Matemelle reste un lieu d'éducation, d'apprentissage et de socialisation. lIs condamnent la volonté d'instaurer pour la petite enfance des «jardins d'éveil » hors du service public de l'Education nationale ;
    • souhaitent que la Fédération poursuive une reflexion pour que cet accueil reste un service public, gratuit et laïque;
    • demandent Ie maintien de la formation professionnelle des maitres ;
    • refusent que l'utilisation d' évaluations nationales alimente une concurrence entre les écoles ;
    • souhaitent que les parents soient mieux informés du contenu de la loi du 11 fevrier 2005 «pour l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées» et des moyens necessaires à son application;
    • s'indignent qu'en France, pays signataire de la Convention internationale des Droits de l'enfant, des parents sans-papiers, dont les enfants sont scolarisés, soient expulsés ;
    • refusent que l'outil de gestion "base élève", bien que modifié, puisse se transformer en outil de repérage des sans-papiers.

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