La chasse au mammouth est ouverte

In Le Mammouth Déchaîné

 

« Selon les informations qui circulent, le ministère ne sachant plus où trouver 16.000 nouveaux postes à supprimer à la rentrée 2011 (c’est le chiffre actuellement évoqué), il demanderait aux rectorats de les proposer (spontanément !) eux-mêmes.

Il leur suggèrerait un inventaire « à la Prévert » de possibilités (qui sont aussi un vrai « musée des horreurs ») : augmenter le nombre d’élèves par classe,  supprimer des formations, faire assurer le remplacement par des vacataires, supprimer tous les postes non pourvus, diminuer la scolarisation ou les places aux concours, transférer les précaires à qui veut bien les payer, etc.
Effectivement, on ne voit pas très bien où le ministère peut encore « taper » : le remplacement, c’est fait ; les stagiaires, c’est fait ; il n’y a plus rien à « gratter » dans les collèges, déjà rudement mis à contribution, et le ministère exclut de toucher aux moyens des lycées (un engagement présidentiel)… du moins jusqu’en 2012. »

  

In Café Pédagogique

  Selon des indiscrétions remontées jusqu'au Café, les inspecteurs d'académie ont été chargés par les recteurs, à la demande du ministre, de dégager les gisements d'emploi possibles. Les recteurs seraient en ce moment même en train de faire remonter à Paris les diagnostics des inspecteurs d'académie.

  Le 6 mai, F Fillon avait réuni un séminaire gouvernemental consacré au budget. Il avait confirmé l'intention de supprimer des postes : " La politique de non remplacement d’un départ à la retraite sur deux sera poursuivie dans la Fonction Publique de l’Etat", annonçait Matignon. Pour l'Education nationale cela signifie environ 16 000 postes supprimés en 2011, qui seraient suivis d'un nombre équivalent en 2012 et 2013.

 

Xavier Darcos avait trouvé des solutions qui ne touchaient pas pleinement directement les classes et les parents  comme par exemple une réforme de la formation dégageant des milliers d'emplois de stagiaires. Luc CHatel agit autrement : il demande à ses cadres de désigner eux-mêmes les postes à supprimer. Alors que déjà arrivent au Café des interrogations de parents sur l'offre éducative pour la prochaine rentrée, il est probable que l'effet de la politique de rigueur gouvernementale sera pleinement lisible par eux. Dans un communiqué du 12 mai, la FSU annonce un gel des dépenses de 5% l'année prochaine.