Cette étude, menée en août 2010, montre une bascule sur le regard des français sur l’action du gouvernement pour l’école maternelle et élémentaire : Seulement 28% des Français ont le sentiment que les mesures prises par le gouvernement pour l’école maternelle et élémentaire vont plutôt dans le bon sens (- 12 points en deux ans), contre 44% qui ont le sentiment qu’elles vont plutôt dans le mauvais sens.
Dans le détail, s’agissant de la réforme de l’école primaire, 55% des enquêtés estiment que le gouvernement va plutôt dans le mauvais sens pour réduire l’échec scolaire (+ 10 points par rapport à 2009), et 56% qu’il va plutôt dans le mauvais sens concernant la valorisation du métier d’enseignant (+ 8).
80% des Français considèrent que le non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite est une mauvaise chose et 75% des personnes interrogées jugent, à ce sujet, que la réduction du nombre de postes d’enseignants aura un effet plutôt négatif sur la réussite scolaire des élèves dans les écoles maternelles et élémentaires.
Sondage SNUipp/CSA opinion des Français
Montessori, écoles bilingues, maîtrises, écoles religieuses… la rentrée fait la part belle à l’enseignement privé ou « alternatif ». Mais que reste-t-il à l’école publique?
Depuis les lois Ferry de 1881 et 1882, l’école primaire est gratuite, laïque et obligatoire pour les garçons et filles de 6 à 13 ans. Mais face à l’offre pléthorique d’éducation payante ou alternative, vaut-elle encore quelque chose ?
Stéphanie François est présidente de l’association des parents d’élèves de son village de la Loire depuis 2 ans. Satisfaite « à 200% » de son choix de mettre ses enfants à l’école publique, ancienne parisienne, elle avoue pourtant être privilégiée : « C’est une petite école familiale, le matériel est fourni, les enseignants sont proches des parents et très impliqués, et la mixité sociale est garantie. » Elle confesse « si j’étais restée en région parisienne, j’aurais sûrement opté pour une école privée. Mon mari était policier et je n’ai pas envie que mes enfants se fassent agresser à l’école, comme ça a été le cas pour des collègues à lui. » L’école publique gratuite, oui, mais pas n’importe laquelle.
Toutes les écoles ne se valent d’ailleurs pas, au sein d’une même région. Entre les maternelles flambant neuves avec mini-toilettes, quatuor à cordes pour Noël et classe de 22 élèves dans les quartiers huppés; et celles des villes plus pauvres où les enfants font la sieste à même le sol sur un petit tapis par manque de budget (« 35 élèves, 30 lits seulement et pas les moyens d’investir au niveau de la commune» confie une ADSEM horrifiée) c’est la loterie. Ce qui enjoint certains parents à se tourner vers les écoles payantes, privées ou alternatives.
35 élèves pour 30 lits dans le public
David, parent de trois enfants scolarisés dans les Yvelines, s’est penché un temps sur les écoles privées bilingues à 500 € par mois en moyenne. « Mais il n’y a que quelques heures d’enseignement d’anglais ! J’ai vite compris que le prix prohibitif était en fait destiné à exclure les personnes aux revenus moyens ou faibles. Ou comment, dès l’enfance, l’élite financière ne se mélange pas avec la plèbe. » Il a donc inscrit ses enfants à l’école dite communale et en a profité pour leur offrir une heure d’Anglais chacun par semaine. « A 15 € de l’heure, soit environ 2250 € à l’année, j’économise encore : l’école bilingue pour trois enfants, ça faisait 15 000 € par an ! A peine moins que le salaire net de mon épouse. » ironise le père de famille, qui espère ainsi que ses enfants auront le niveau requis pour entrer dans un collège prestigieux.
Comme lui, Irène s’est posé la question pendant la dernière année de nourrice de sa fille avant de trouver une réponse : Montessori. Cette école privée laïque sous contrat, présentée comme bilingue et libertaire, est directement inspirée des théories de Maria Montessori, inventrice de l’école maternelle. En plus de l’enseignement « classique » (mais « en s’amusant et en respectant le rythme et les dons naturels de chaque enfant», précise-t-on sur les brochures de présentation) plusieurs activités extra-scolaires sont proposées.
Montessori : yoga pour les 3-6 ans à 550 €
Ainsi, dans une de ces écoles Montessori du centre de Paris, vous pouvez inscrire en sus votre enfant de 3 ans au yoga pour la modique somme de 500 € + 50 € de frais d’inscription. Consciente que ce tarif est exorbitant pour un quidam, de surcroit pour une famille nombreuse, Irène pense avoir trouvé une solution : « Il suffirait d’augmenter les subventions octroyées aux écoles privées et tout le monde pourrait y mettre son enfant ! »
En effet, l’article 89 de la réforme du 13 aout 2004 sur le mode de financement des écoles privées parle d’ « inégalité entre les écoles privées et les écoles publiques » (en clair, les écoles privées seraient lésées par rapport aux écoles publiques puisque ces-dernières profiteraient de plus larges subventions) pour justifier l’octroi de financements publics aux écoles privées laïques, mais aussi religieuses. « Et bien que cela soit contraire à la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, puisque celle-ci précise que ‘’La République ne reconnaît ne salarie ni ne subventionne aucun culte ‘’ » bondit Justine.
Cette professeur des écoles doit garder l’anonymat en raison du « droit de réserve » propre aux fonctionnaires (leur interdisant toute critique publique) mais elle analyse : « La théorie Montessori est bien belle, mais le but de l’école est de donner un cadre à l’enfant ! Si Théo veut faire du dessin à 10 heures 30, il ne fera pas de dessin à 10 heures 30, il en fera à 15 heures comme toute la classe. L’école apprend la vie, et dans la vie, vous ne pouvez pas lâcher votre bureau pour aller faire du chant choral quand l’envie vous prend ! Alors si des parents veulent éduquer leurs enfants comme ça, libre à eux, mais pas en se servant dans la maigre tirelire de l’école publique ! »
Pour elle, si on consacrait le budget alloué aux écoles privées aux écoles publiques, chacun pourrait être scolarisé dans les meilleures conditions. En effet, ce sont plus de 300 millions d’Euros de fonds publics qui sont ainsi utilisés pour financer l’enseignement privé. Pour Justine, « au détriment des familles qui ne peuvent y scolariser leurs enfants pour des raisons financières ou tout simplement par conviction. »
16 000 postes d’enseignants supprimés en 2010 (et un nombre d’élèves pas classe “préoccupant”)
Dans une pétition lancée conjointement par de multiples organisations d’enseignants, de parents, de citoyens, (DDEN, FCPE, FO Union Départementale, FO Enseignement, FSU SNUIPP, Libre Pensée, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, SDEN CGT, SGEN CFDT, UNSA…) relayée sur le blog du Cercle Pierre Mendès France de l’agglomération de Troyes, il est demandé l’arrêt pur et simple de ce mode de financement, arguant que « la commune n’a pas à financer le choix de certains parents de ne pas scolariser leurs enfants à l’école publique ».
Enfin, Irène, qui vit dans le 7ème arrondissement de Paris, l’affirme : si les classes des écoles maternelles étaient moins surchargées, elle n’aurait même pas envisagé de se tourner vers une éducation payante. Comme elle, 39% des parents jugent le nombre d’élèves par classe « préoccupant » depuis 2005, d’après un sondage TNS Sofres. Ils vont devoir prendre leur mal en patience : Xavier Darcos annonçait en juin dernier à La Tribune que plus de 16 000 postes seraient supprimés dans l’éducation nationale sur l’année 2010.
Marlène Schiappa
par La Rédaction du DL | le 08/06/10 à 20h02
Les parents d'élèves de l'école maternelle du Centre se sont réunis cet après-midi, devant l'établissement et ont déployé d'immenses banderoles, pour dire leur colère.
Le 4 juin dernier, la commission paritaire a en effet confirmé la possible suppression de l'une des cinq classes de l'établissement.
« 123 enfants sont déjà inscrits pour l'année scolaire 2010/2011, ce qui porte les effectifs à 31 enfants par classe », précisent les représentantes des parents d'élèves, Muriel Nesme et Aline Borrego.
Avec un peu de retard, le reportage de France 3 Alpes réalisé et diffusé le 21 janvier pour le 19/20:
http://tinyurl.com/JT21012010France3-collpar74, à 5'43 du début du journal.
Une présentation des inquiétudes des parents en Haute-Savoie via l'interview de deux membres du Collectif Parents 74 dont l'ADEP fait partie.
Communiqué intersyndical sur la réforme de la formation des enseignants
Enseigner est un métier qui s’apprend !
Nous refusons la réforme actuelle de la formation des enseignants et exigeons d’autres choix !
Les conditions de formation et les modalités de recrutement des enseignants actuellement en débat engagent l’avenir de notre système éducatif dans un contexte de renouvellement important de la
profession. Cette réforme intéresse la société dans son ensemble : quels sont les besoins de notre système éducatif, quelles sont les conditions d’exercice de métiers essentiels pour l’avenir du pays mais aujourd’hui trop peu valorisés, quelles sont les besoins des élèves et des jeunes, quelle sera la formation pédagogique de ceux qui auront la responsabilité de former des millions de jeunes demain?
Enseignants, étudiants, parents, élèves : nous sommes tous concernés !
Pourtant, malgré l’importance de ce dossier qui constitue un véritable choix de société, le gouvernement a fait le choix d’une réforme controversée et du passage en force. Au lieu de profiter du report d’un an de l’application complète de la réforme obtenu par la mobilisation de l’an dernier pour mettre en place une réelle concertation destinée à l’élaboration d’une réforme partagée, Luc
Châtel et Valérie Pécresse ont rendu leurs derniers arbitrages contre l’avis de tous les acteurs concernés
(étudiants, lycéens, parents, enseignants, enseignants-chercheurs, IUFM, universités...). Nous dénonçons l’absence de réelle concertation
et le mépris du dialogue social dont font preuve les ministres.
Nos organisations jugent inacceptables en l’état les orientations présentées le 13 novembre dernier qui confirment la mise en place d’une réforme régressive pour la formation des futurs enseignants et
bouleverse l’organisation de l’offre de master dans les universités. Ces orientations vont à l’encontre d’une démocratisation de l’accès aux métiers de l’enseignement et s’opposent à l’amélioration de la
qualité de la formation :
- la formation professionnelle des futurs enseignants est réduite à portion congrue alors qu’elle nécessiterait d’être renforcée afin de préparer les futurs enseignants à la diversité des missions qui leur sont confiées. Des lauréats au concours peuvent se retrouver devant des élèves sans avoir bénéficié de stages ni de formation professionnelle.
- l’articulation proposée entre concours et masters va non seulement rendre ingérable l’année de master 2 pour les étudiants (qui devront mener de front préparation des épreuves, mémoires de recherche, validation du master et éventuellement stage en responsabilité), mais elle s’oppose également à l’élévation du niveau de qualification en rendant impossible toute formation professionnelle et disciplinaire pendant l’année de M2
- les IUFM sont cantonnés à l’éventuel encadrement des stages alors qu’ils constituent une composante essentielle de l’université au rôle, à l’expertise et aux compétences avérées, sur la formation initiale et continue des enseignants
- aucun dispositif ambitieux d’accompagnement financier des étudiants n’est mis en place pour compenser l’allongement de la durée des études et le décalage du concours, écartant ainsi de nombreux étudiants issus des catégories sociales les moins favorisées de ces métiers.
Les organisations signataires exigent la remise à plat de la réforme impliquant le retrait des décrets concernant la formation des enseignants et des textes d’application déjà publiés et l’ouverture indispensable de réelles négociations. Elles revendiquent la mise en place d’une réforme de la formation des enseignants qui réponde aux besoins du système éducatif et permette une véritable formation professionnelle des futurs enseignants. En conséquence, elles demandent :
- une réelle amélioration de la formation de tous les enseignants et la reconnaissance de celle-ci par l’obtention d’un master
- de revenir sur la place des épreuves d’admissibilité au cours du cursus actuellement prévue par la réforme afin de garantir une place des futurs concours compatible avec la conception de masters de
qualité intégrant les dimensions disciplinaires et professionnelles nécessaires à l’exercice du métier et permettant la réussite des étudiants et une réelle réorientation de ceux ayant échoués aux
concours.
- une évolution du contenu des épreuves des concours fixées nationalement en concertation avec les organisations représentatives permettant d’évaluer les futurs enseignants sur l’ensemble de leurs
compétences disciplinaires et professionnelles indispensables à leur métier ;
- un recrutement des futurs enseignants au même niveau pour tous les concours (PE, CPE, PLP, CAPET, CAPES, CAPEPS) ;
- un cadrage national des masters dits « intégrés » garantissant l’articulation entre une professionnalisation progressive et la formation disciplinaire, assortie d’une carte nationale des formations garantissant l’égal accès de tous sur le territoire à la préparation des concours.
L’acquisition des compétences professionnelles doit progressivement se renforcer avec l’avancée dans le cursus universitaire.
- une année de fonctionnaire stagiaire post-concours qui comporte au moins un mi-temps pour la poursuite de la formation professionnelle.
- des garanties réelles sur le rôle, les fonctions et les moyens humains et financiers des IUFM dans la formation initiale et continue des futurs enseignants au sein des universités.
- la mise en place de dispositifs d’accompagnement financier renforcés et pérennes pour les étudiants afin de garantir la mixité sociale du recrutement des futurs enseignants.
- des modalités adaptées pour les candidats des PLP des disciplines professionnelles et les non titulaires (VAE, cycle préparatoire...)
Face à une situation qui semble aujourd’hui bloquée et à des arbitrages présentés comme définitifs, nous affirmons notre détermination à imposer par l’action des choix que le gouvernement nous refuse depuis 18 mois. Nous demandons que l’année scolaire en cours ne soit pas à nouveau gâchée par des bricolages successifs mais permette l’ouverture de réelles négociations. Si de profondes
inflexions ne sont pas rapidement apportées au projet de réforme, le gouvernement prépare les conditions d'une situation explosive dans les universités et les établissements scolaires lors de la mise en œuvre de la réforme à la rentrée 2010.
Parce qu’enseigner est un métier qui s’apprend, les organisations signataires appellent à une journée nationale de mobilisation mardi 15 décembre dans l’enseignement primaire, secondaire et supérieur
(notamment dans les IUFM) pouvant se traduire par des initiatives de grèves, des rassemblements, des assemblées générales de débat, des manifestations, afin de dénoncer le projet régressif du gouvernement pour la formation des enseignants et d’exiger une réforme répondant aux besoins du système éducatif, permettant une vraie formation professionnelle et garantissant une réelle élévation de la formation des futurs enseignants conforme aux attentes de la société.
Signataires : UNEF / FSU, SNES-FSU, SNUIPP-FSU, SNUEP-FSU, SNESUP-FSU,
SNEP-FSU / Fédération UNSA Education, SE UNSA, Sup Recherche UNSA, A
et I UNSA, SNPTES UNSA, SI.EN UNSA / SGEN CFDT / FERC Sup CGT, CGT
Educ’Action / FCPE / UNL / FIDL
bonjour,
aujourd'hui je vous présente le Collectif "Sauvez l'école pour tous".
Vous voyez, hein, qu'on n'est pas seuls à se mobiliser!
Une majorité de parents d'élèves (51%) estime que les réformes engagées par le ministère de l'Education nationale ne vont pas dans l'intérêt des élèves, selon un sondage BVA publié jeudi dans le cadre de l'Observatoire de la Peep, deuxième fédération de parents d'élèves du public.
A la question "globalement, estimez-vous que les réformes engagées par le ministère de l'Education nationale vont dans l'intérêt des élèves", 51% des parents interrogés répondent non, 34% oui, 15% ne se prononcent pas.
Les raisons de ce jugement portent essentiellement sur le manque d'enseignants (20% de citations spontanées), la qualité de l'enseignement (13%) et le fait que les classes soient surchargées (12%).
Pour autant, 93% des parents jugent le déroulement de la rentrée 2009 satisfaisant. Ils sont aussi 74% à se dire favorables à l'assouplissement de la carte scolaire, mais pour cette rentrée seuls 10% des parents ont fait une demande de dérogation, qu'ils ont majoritairement obtenue.
Concernant la sécurité dans les écoles, les mesures possibles auxquelles les parents sont le plus favorables sont le renforcement du personnel surveillant (87%), devant le droit donné au chef d'établissement d'ouvrir les cartables (79%) et la mise en place de portiques de sécurité (62%).
Par ailleurs, certains risques inquiètent plus des deux tiers des parents (accidents de la route, violence à l'école, usage de la drogue, pédophilie), loin devant la grippe H1N1 (39%).
Les parents les plus inquiets face à l'ensemble de ces risques se recrutent parmi les ouvriers et les employés, ceux aussi ayant des enfants au lycée professionnel.
En cas de fermeture d'école due à la grippe, 61% des parents envisagent qu'eux-mêmes ou une personne du foyer garderaient leurs enfants.
Plus généralement, les parents expriment des inquiétudes quant à l'avenir de leurs enfants: 39% pensent que ceux-ci vivront moins bien qu'eux à l'avenir contre 27% déclarant qu'ils vivront mieux.
Sondage réalisé par téléphone du 14 au 23 septembre auprès d'un échantillon représentatif de 807 parents d'élèves âgés de 2 à 20 ans.
Nous avons le plaisir de vous annoncer que l'ADEP sera présente au cours des réunions de rentrée des écoles rochoises, du 8 au 25 septembre, afin de présenter ses actions passées et surtout futures, car rien n'est encore acquis au sujet des réformes de l'Education: un nouveau ministre, mais toujours la même volonté du gouvernement de déconstruction de l'Ecole Publique.
Vous pourrez ainsi faire connaissance avec cette association de parents, d'enseignants, de DDEN, mais aussi de tous ceux qui se sentent "amis de l'Ecole Publique"; vous pourrez poser vos questions, exposer vos préoccupations, mais également adhérer pour la modique somme de un euro par mois sur les dix mois de l'année scolaire.
Nous avons des projets, venez nous rejoindre! Le sujet est grave, mais l'ambiance reste sympathique, caractérisée par des échanges toujours respectueux et enrichissants entre nos membres.

Les derniers Conseils d'école se tiendront dès la semaine prochaine dans les établissements du Pays Rochois; pour toute remarque, suggestion, question à aborder dans vos écoles, merci de nous contacter par l'intermédiaire de la fiche contact de ce site, en précisant le nom de l'établissement concerné.
Nous remonterons l'information aux délégués de parents d'élèves ou à la direction de l'école.
Exprimez vous!