Le Blog > iufm

  • Formation des enseignants: ce sont les boîtes privées qui en parlent le mieux...

    Le 08/06/2010 à 22:53

    Intégral sur: http://www.forprof.fr/cms_formation-continue-des-professeurs..._41.html

    Formation continue des professeurs débutants

    Stage de prise en main et de gestion de votre première classe du 23 au 27 Août 2010

    Vous allez réussir le concours de juin 2010 et, dès le 1 septembre 2010, vous allez vous retrouver devant une classe sans avoir été préparé techniquement à faire ce métier. Or, prendre une classe en main sans formation est difficile, voire risqué. Réussir sa première quinzaine de classe est indispensable pour réussir son année.

    Le Centre National ForproF va vous aider à réussir cette première prise de fonction. Pour cela nous allons organiser, pour vous, les Lauréats du concours de juin, un stage d'été.

    Ce stage aura lieu dans toutes les grandes métropoles régionales avec, comme objectifs :

    - Acquérir les savoirs et gestes professionnels du Professeur des Ecoles lors de sa prise de fonction (comment gérer les premiers jours ? comment organiser et conduire la première réunion avec les parents ? Les premières séances d'apprentissage, comment les organiser ? Comment s'imposer ? Quelle attitude avoir devant telle ou telle difficulté ?)
    - Construire avec les conseils d'un ForproFesseur  votre programmation du premier trimestre.
    - Construire les premières séances d'apprentissage pour les 3 premières semaines de la rentrée.

    Stage d'accompagnement  et de perfectionnement pédagogique (pendant les vacances de Toussaint, d'hiver et de pâques).

    Vous êtes, dans vos trois premières années de classe. La pratique au quotidien vous fait mesurer la difficulté de ce métier. Des stages de 5 jours seront organisés à chaque vacance scolaire pour permettre d'améliorer votre quotidien d'enseignant.

    Ref.:  Stages ForproF - Bien vivre sa classe -   Vacances de Toussaint ou d'Hiver ou de Pâques ou d'Eté (nous consulter)

     

    --

  • La chasse au mammouth est ouverte

    Le 18/05/2010 à 20:48

    In Le Mammouth Déchaîné

     

    « Selon les informations qui circulent, le ministère ne sachant plus où trouver 16.000 nouveaux postes à supprimer à la rentrée 2011 (c’est le chiffre actuellement évoqué), il demanderait aux rectorats de les proposer (spontanément !) eux-mêmes.

    Il leur suggèrerait un inventaire « à la Prévert » de possibilités (qui sont aussi un vrai « musée des horreurs ») : augmenter le nombre d’élèves par classe,  supprimer des formations, faire assurer le remplacement par des vacataires, supprimer tous les postes non pourvus, diminuer la scolarisation ou les places aux concours, transférer les précaires à qui veut bien les payer, etc.
    Effectivement, on ne voit pas très bien où le ministère peut encore « taper » : le remplacement, c’est fait ; les stagiaires, c’est fait ; il n’y a plus rien à « gratter » dans les collèges, déjà rudement mis à contribution, et le ministère exclut de toucher aux moyens des lycées (un engagement présidentiel)… du moins jusqu’en 2012. »

      

    In Café Pédagogique

      Selon des indiscrétions remontées jusqu'au Café, les inspecteurs d'académie ont été chargés par les recteurs, à la demande du ministre, de dégager les gisements d'emploi possibles. Les recteurs seraient en ce moment même en train de faire remonter à Paris les diagnostics des inspecteurs d'académie.

      Le 6 mai, F Fillon avait réuni un séminaire gouvernemental consacré au budget. Il avait confirmé l'intention de supprimer des postes : " La politique de non remplacement d’un départ à la retraite sur deux sera poursuivie dans la Fonction Publique de l’Etat", annonçait Matignon. Pour l'Education nationale cela signifie environ 16 000 postes supprimés en 2011, qui seraient suivis d'un nombre équivalent en 2012 et 2013.

     

    Xavier Darcos avait trouvé des solutions qui ne touchaient pas pleinement directement les classes et les parents  comme par exemple une réforme de la formation dégageant des milliers d'emplois de stagiaires. Luc CHatel agit autrement : il demande à ses cadres de désigner eux-mêmes les postes à supprimer. Alors que déjà arrivent au Café des interrogations de parents sur l'offre éducative pour la prochaine rentrée, il est probable que l'effet de la politique de rigueur gouvernementale sera pleinement lisible par eux. Dans un communiqué du 12 mai, la FSU annonce un gel des dépenses de 5% l'année prochaine.

  • communiqué intersyndical sur la réforme de la formation des enseignants 15.12.09

    Le 16/12/2009 à 21:37

    Communiqué intersyndical sur la réforme de la formation des enseignants


    Enseigner est un métier qui s’apprend !

    Nous refusons la réforme actuelle de la formation des enseignants et exigeons d’autres choix !

    Les conditions de formation et les modalités de recrutement des enseignants actuellement en débat engagent l’avenir de notre système éducatif dans un contexte de renouvellement important de la
    profession. Cette réforme intéresse la société dans son ensemble : quels sont les besoins de notre système éducatif, quelles sont les conditions d’exercice de métiers essentiels pour l’avenir du pays mais aujourd’hui trop peu valorisés, quelles sont les besoins des élèves et des jeunes, quelle sera la formation pédagogique de ceux qui auront la responsabilité de former des millions de jeunes demain?

    Enseignants, étudiants, parents, élèves : nous sommes tous concernés !

    Pourtant, malgré l’importance de ce dossier qui constitue un véritable choix de société, le gouvernement a fait le choix d’une réforme controversée et du passage en force. Au lieu de profiter du report d’un an de l’application complète de la réforme obtenu par la mobilisation de l’an dernier pour mettre en place une réelle concertation destinée à l’élaboration d’une réforme partagée, Luc
    Châtel et Valérie Pécresse ont rendu leurs derniers arbitrages contre l’avis de tous les acteurs concernés

    (étudiants, lycéens, parents, enseignants, enseignants-chercheurs, IUFM, universités...). Nous dénonçons l’absence de réelle concertation
    et le mépris du dialogue social dont font preuve les ministres.

    Nos organisations jugent inacceptables en l’état les orientations présentées le 13 novembre dernier qui confirment la mise en place d’une réforme régressive pour la formation des futurs enseignants et
    bouleverse l’organisation de l’offre de master dans les universités. Ces orientations vont à l’encontre d’une démocratisation de l’accès aux métiers de l’enseignement et s’opposent à l’amélioration de la
    qualité de la formation :
    - la formation professionnelle des futurs enseignants est réduite à portion congrue alors qu’elle nécessiterait d’être renforcée afin de préparer les futurs enseignants à la diversité des missions qui leur sont confiées. Des lauréats au concours peuvent se retrouver devant des élèves sans avoir bénéficié de stages ni de formation professionnelle.

    - l’articulation proposée entre concours et masters va non seulement rendre ingérable l’année de master 2 pour les étudiants (qui devront mener de front préparation des épreuves, mémoires de recherche, validation du master et éventuellement stage en responsabilité), mais elle s’oppose également à l’élévation du niveau de qualification en rendant impossible toute formation professionnelle et disciplinaire pendant l’année de M2

    - les IUFM sont cantonnés à l’éventuel encadrement des stages alors qu’ils constituent une composante essentielle de l’université au rôle, à l’expertise et aux compétences avérées, sur la formation initiale et continue des enseignants
    - aucun dispositif ambitieux d’accompagnement financier des étudiants n’est mis en place pour compenser l’allongement de la durée des études et le décalage du concours, écartant ainsi de nombreux étudiants issus des catégories sociales les moins favorisées de ces métiers.

    Les organisations signataires exigent la remise à plat de la réforme impliquant le retrait des décrets concernant la formation des enseignants et des textes d’application déjà publiés et l’ouverture indispensable de réelles négociations. Elles revendiquent la mise en place d’une réforme de la formation des enseignants qui réponde aux besoins du système éducatif et permette une véritable formation professionnelle des futurs enseignants. En conséquence, elles demandent :

    - une réelle amélioration de la formation de tous les enseignants et la reconnaissance de celle-ci par l’obtention d’un master
    - de revenir sur la place des épreuves d’admissibilité au cours du cursus actuellement prévue par la réforme afin de garantir une place des futurs concours compatible avec la conception de masters de
    qualité intégrant les dimensions disciplinaires et professionnelles nécessaires à l’exercice du métier et permettant la réussite des étudiants et une réelle réorientation de ceux ayant échoués aux
    concours.

    - une évolution du contenu des épreuves des concours fixées nationalement en concertation avec les organisations représentatives permettant d’évaluer les futurs enseignants sur l’ensemble de leurs
    compétences disciplinaires et professionnelles indispensables à leur métier ;

    - un recrutement des futurs enseignants au même niveau pour tous les concours (PE, CPE, PLP, CAPET, CAPES, CAPEPS) ;

    - un cadrage national des masters dits « intégrés » garantissant l’articulation entre une professionnalisation progressive et la formation disciplinaire, assortie d’une carte nationale des formations garantissant l’égal accès de tous sur le territoire à la préparation des concours.

    L’acquisition des compétences professionnelles doit progressivement se renforcer avec l’avancée dans le cursus universitaire.

    - une année de fonctionnaire stagiaire post-concours qui comporte au moins un mi-temps pour la poursuite de la formation professionnelle.

    - des garanties réelles sur le rôle, les fonctions et les moyens humains et financiers des IUFM dans la formation initiale et continue des futurs enseignants au sein des universités.

    - la mise en place de dispositifs d’accompagnement financier renforcés et pérennes pour les étudiants afin de garantir la mixité sociale du recrutement des futurs enseignants.

    - des modalités adaptées pour les candidats des PLP des disciplines professionnelles et les non titulaires (VAE, cycle préparatoire...)

    Face à une situation qui semble aujourd’hui bloquée et à des arbitrages présentés comme définitifs, nous affirmons notre détermination à imposer par l’action des choix que le gouvernement nous refuse depuis 18 mois. Nous demandons que l’année scolaire en cours ne soit pas à nouveau gâchée par des bricolages successifs mais permette l’ouverture de réelles négociations. Si de profondes
    inflexions ne sont pas rapidement apportées au projet de réforme, le gouvernement prépare les conditions d'une situation explosive dans les universités et les établissements scolaires lors de la mise en œuvre de la réforme à la rentrée 2010.

    Parce qu’enseigner est un métier qui s’apprend, les organisations signataires appellent à une journée nationale de mobilisation mardi 15 décembre dans l’enseignement primaire, secondaire et supérieur
    (notamment dans les IUFM) pouvant se traduire par des initiatives de grèves, des rassemblements, des assemblées générales de débat, des manifestations, afin de dénoncer le projet régressif du gouvernement pour la formation des enseignants et d’exiger une réforme répondant aux besoins du système éducatif, permettant une vraie formation professionnelle et garantissant une réelle élévation de la formation des futurs enseignants conforme aux attentes de la société.


    Signataires : UNEF / FSU, SNES-FSU, SNUIPP-FSU, SNUEP-FSU, SNESUP-FSU,
    SNEP-FSU / Fédération UNSA Education, SE UNSA, Sup Recherche UNSA, A
    et I UNSA, SNPTES UNSA, SI.EN UNSA / SGEN CFDT / FERC Sup CGT, CGT
    Educ’Action / FCPE / UNL / FIDL


  • Se souvenir des IUFM

    Le 22/10/2009 à 21:25

    Se souvenir des IUFM

    Les collectifs des IUFM de Grenoble et de Lyon ont tenu des Assises régionales de la formation des enseignants  pour lutter contre la réforme dite de mastérisation, en misant sur la réflexion, les échanges, les propositions.

    Le 30 juin à Lyon, un manifeste avait été écrit, le 21 octobre, un autre le sera.

    L'été 2009 sépare les deux journées, pont de décrets et de circulaires qui mettent en place la réforme, celle qui vise à faire disparaître les IUFM et à entamer le  processus de démantèlement de l'Education nationale en tant que Service Public.

    La réforme de la mastérisation, notamment parce qu'elle vise à remplacer le recrutement par concours par un recrutement sur diplôme peut être considérée comme une mesure de privatisation, l'embauche des personnels n'étant plus assimilée qu'à une vacation et non à l'entrée dans une carrière de fonctionnaire. Le concours permet à son lauréat d'obtenir  un poste  fourni et imposé par l'Etat. Le diplôme met son détenteur en situation d'avoir à chercher un emploi. La circulaire n°2009-109 du 20 août 2009 parue au B.O. n°31 31 du 27 août 2009 concernant l’organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l’enseignement est ni plus ni moins que l'instauration du remplacement des professeurs titulaires par des étudiants, lesquels devraient faire le travail d'un enseignant tout en préparant un concours –ce qui ne peut que nuire aux deux.

    Il nous faut aujourd'hui de plus en plus sérieusement faire l'hypothèse que le gouvernement veut l'abandon par  l'Etat de l'Education nationale. On peut le voir en observant:

    -que la disparition d'un Service Public risque de se faire pour contenter ceux qui bannissent les fonctionnaires, il y en a,

    -que les gouvernements qui privatisent le font en affichant que c'est pour le bien de tous, usagers et salariés, en vantant les mérites de la concurrence commerciale : "Vous choisirez votre école",

    -que les gouvernements qui privatisent, tout en prétendant que c'est une bonne chose, le font en se défendant de le faire : "L'Etat restera actionnaire principal de la Poste",

    -que lorsque les gouvernements privatisent, ils le font en expliquant qu'ils y sont contraints, parce que la dette ne permet pas au pays d'entretenir des fonctionnaires ou parce que la situation internationale ou les directives européennes les y obligent,

    -que les privatisations sont précédées de campagnes de dénigrement,

    -que la privatisation comporte des degrés, présente des variantes et a plusieurs allures,

    -que pour remettre l'Education nationale au secteur privé, le morceau est gros. Le gouvernement commence donc par la partie la plus récente, la plus tendre et la plus dénigrée : les IUFM. Dissous dans les universités, annoncés disparus, ils  sont finalement tués par la réforme de la mastérisation.

    Il ne restera plus qu'à nommer "corporatisme" ou "revendications de nantis" les soubresauts des enseignants en IUFM qui se réunissent en Assises et en Coordination nationale (le 24 octobre prochain à Paris) pour défendre la formation.

    Il faut le dire ainsi : la France est en train de se priver d'une institution nationale pour former ses enseignants. Cela signifie que les IUFM ne sont remplacés par rien. Sur deux points  au moins, on peut mesurer le désordre créé par le ministère lui-même : les recteurs ont à faire procéder aux mises en stage de façon précipitée et les étudiants concernés par les concours d'enseignement ne savent pas, non seulement où s'inscrire mais encore à quoi ils s'inscrivent lorsqu'ils le font.

    C'est que le ministère se doit de faire vite pour ne pas voir renaître le mouvement massif de refus de la réforme, lequel, pour avoir été vaincu par des circulaires estivales et techniques, n'en est pas moins fondé et tenace.

    La réforme de la mastérisation a cela de commun avec celle des enseignants-chercheurs qu'elle est imposée, à marche forcée, à des personnels dont l'expérience et la compétence n'ont pas cessé d'être niées. Les privatisations s'accompagnent  toujours de cette sorte d'oreille de bois.

    Je me pose une question : qu'en est-il d'un pays qui tient à ce point à mater ses intellectuels?

  • c'est pas chez nous que ça arriverait...vous êtes sûrs?

    Le 08/10/2009 à 21:40

    Désastre historique pour Douai : son IUFM mort et enterré



    Si l'on en croit l'annonce faite lundi devant les personnels du site, l'IUFM de Douai est bel et bien fichu. L'ensemble de ses activités, ainsi que ses 1 400 étudiants, devront être transférés à Arras, sur le campus de l'Université d'Artois. Probablement dès la rentrée 2010.

      Lundi, les personnels de l'IUFM réunis en assemblée générale ont été officiellement informés de la fin prochaine du site douaisien. La décision devrait prendre effet dès la rentrée prochaine.
    Comme le veut la réforme des IUFM, la formation des enseignants passera désormais par les universités, via des Masters. Les futurs enseignants iront donc à Arras, Lille ou encore Valenciennes.

     Il ne s'agit bien sûr pas d'une bonne nouvelle pour l'économie de la ville de Douai. « Depuis 1882, elle est le symbole le plus grand de la laïcité, de l'école de Jules Ferry », confie Thierry Montagne, maître-formateur depuis vingt-cinq ans. « C'est un pan entier de l'histoire de Douai qui va partir », déplore Bruno Robin, secrétaire départemental de la FSU. Il dénonce le caractère « autoritaire  » de la décision.

    « L'université d'Artois a dépecé Douai »

    Que deviendront, en effet, les quarante maîtres-formateurs, les onze agents ATOS et les 15 personnels administratifs de l'IUFM de Douai ? Certains, qui étaient détachés à l'IUFM, qui faisaient du travail administratif depuis vingt ou vingt-cinq ans, pourraient retourner enseigner en classe. D'autres pourraient être transférés à Arras, ou à Villeneuve-d'Ascq, où se trouve le siège régional de l'IUFM.

    Ce qui a été annoncé lundi, c'est bien le transfert de toutes les activités du site douaisien vers l'université d'Arras. « L'université d'Artois a dépecé Douai et décidé de tout fermer », enrage Jacques Vernier, le maire de Douai.

S'abonner au fil d'information RSS de ce blog