.......Dernière minute: Evaluations nationales CE1 et CM2......La décision est tombée: la remontée des résultats ne sera pas obligatoire pour les prochaines évals CE1 et CM2 du 21 au 25 mai. C'est une première victoire.
Pour rappel, la remontée des résultats donnait lieu à des "audits", un "pilotage par le résultat" rarement pertinent, et de surcroît à des comparaisons délétères et non pertinentes.
Cette année encore, Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui propose des rencontres sur 2 jours,
à Thorens Glières le samedi 26 mai et au Plateau de Glières le dimanche 27 mai.
Programme dense, exigeant mais d'où on revient chaque fois rechargé, heureux et plus fort...
Le site: http://www.citoyens-
Samedi 26 mai: Conférences, tables rondes, films, musique...
Les thèmes abordés:Rapports de force dans l'entreprise, Progrès environnemental et social, Dette et citoyennenté, Finance contre démocratie, résister...
Avec en fin de journée Daniel Mermet qui abordera le thème de la montée de l'extrême-droite en Europe.
Dimanche 27 mai: Paroles de Résistance
Avec un hommage à RaymondAubrac et des prises de parole de résistants d'hier... et d'aujourd'hui.
Et une invitation spéciale à des européens en souffrance, Hongrois et Grec.
Pour plus d'information, nous contacter par mail. Nous proposons quelques hébergements.
Nous revenons sur la très belle
Des rencontres superbes qui toutes ont, d'une façon ou d'une autre, rappelé les difficultés de l'école depuis quelques années
et la nécessité d'avoir des utopies et les idéaux, pour tenter de progresser
vers une école démocratique et une pédagogie émancipatrice qui valorise l'enfant.
Le HCE dénonce les évaluations "trompeuses" et "peu exigeantes" de l'éducation nationale
Par François Jarraud, Les Cahiers Pédagogiques
Quelques jours après l'OCDE, une nouvelle critique grave de la façon dont est piloté le système éducatif est lancée par le HCE. Le Haut Conseil de l'Education demande que l'évaluation du système éducatif soit confiée à un organisme indépendant. En effet il juge que les évaluations utilisées par l'éducation nationale sont "trompeuses" et inadaptées.
"Dans une démocratie, toute politique publique doit faire l’objet d’une évaluation transparente et objective. Celle-ci a pour but de contrôler l’utilisation qui est faite des moyens alloués et de mesurer l’efficacité de la politique menée. La politique éducative doit donc, comme les autres, faire l’objet d’une évaluation régulière", rappelle le Haut Conseil de l'Education, organe indépendant de contrôle du système éducatif, chargé de veiller sur l'application du socle commun. Or pour lui les évaluations utilisées ne sont pas à la hauteur, voire elles enjolivent volontairement les choses...
S'agissant des indicateurs fournis par le ministère au Parlement dans le cadre de la LOLF, les indicateurs des "compétences de base" en français et en mathématiques, le HCE les juge "partiels, peu exigeants et donc trompeurs quant à la maîtrise du socle commun". La formulation est sévère. "Cet indicateur n’est pas à même de nous renseigner réellement sur le degré de maîtrise du socle commun par les élèves", assure le HCE." En effet, il se limite à une compétence et demie sur les sept compétences que compte le socle commun" et " le niveau d’exigence attendu pour les « compétences de base » est bien moindre que pour le socle commun".
Ce n'est pas mieux pour les résultats des évaluations nationales de CE1, CM2 et 3ème. Le HCE pointe des questions de méthode : ces évaluations confondent évaluation du système éducatif et évaluation de sa classe par le maître. En CM2 et 3ème, "la fiabilité des indicateurs n'est pas assurée. La manière dont elles sont renseignées n'est ni contrôlée ni harmonisée". En 3ème, le HCE constate un écart entre la règle de non-compensation pour obtenir le socle et la réalité de terrain. "11% des élèves se sont vus attribuer le socle sans avoir validé les sept compétences" souligne le HCE. Ces évaluations mises en place par la Dgesco avaient été critiquées pour leur manque de technicité. Luc Chatel avait demandé début 2011 à la DEPP (division des études du ministère) d'aider la Dgesco à en améliorer la qualité.
Alors il reste les indicateurs CEDRE, réalisés par la DEPP, qui relèvent d'échantillons d'élèves relevés chaque année par le ministère à la fin de l'école et du collège. Le HCE vante son sérieux et sa capacité à montrer les inégalités. Mais ces indicateurs restent partiels..
Pour une agence indépendante. " Le Haut Conseil de l’Éducation recommande de renoncer aux indicateurs actuels de la LOLF sur la maîtrise des « compétences de base ». Ces indicateurs donnent en effet une image erronée du degré de maîtrise effective du socle commun par les élèves." Il "suggère" de créer "un dispositif nouveau en faisant évaluer les évaluations CEDRE dont il s'inspirerait sur le plan méthodologique", c'est à dire qu'elles auraient lieu par échantillon. Il demande que chaque année un palier du socle soit évalué, en prenant en compte la totalité des compétences avec des "valeurs stables" permettant des comparaisons dans le temps. Ces évaluation seraient compatibles avec les enquêtes internationales comme PISA ou PIRLS. " Le moment est venu de confier à une agence d’évaluation indépendante la mise en oeuvre d’un tel programme", écrit le HCE. "Il est essentiel en effet que, dans notre démocratie, les données concernant les résultats de notre système éducatif soient objectives et transparentes, donc incontestables".
La mise en place du pilotage par l'évaluation ? Cette dernière demande met en question la façon dont le ministère publie ou non les travaux de la DEPP et la qualité du travail de la Dgesco en ce domaine. Elle semble même accuser le pouvoir politique pour des opérations de camouflage. Mais l'enjeu de la démarche du HCE est plus grand encore. En définissant un système d'évaluation fiable et indépendant du pouvoir politique, le HCE semble vouloir poser une évaluation du système éducatif à l'anglo-saxonne qui permette un véritable pilotage de l'Ecole. On connaît les dérives de ce pilotage dans les pays anglo-saxons. L'avenir dira si un système dévaluation indépendant est une utopie ou non dans le système éducatif français. Est-ce pour l'Ecole un progrès ou une impasse, voilà encore un autre débat.
Liens :
X Pons sur la culture d'évaluation
"Parallèlement, F Hollande va supprimer les évaluations nationales qui seront remplacées par des évaluations indépendantes probablement par sondage. Ces évaluations avaient été très critiquées par le Haut Conseil de l'Education sur leur qualité. Les programmes très critiqués de 2008 seront revus. Il veut aussi revenir sur les programmes de 2008."
Création du Collectif "les déchiffreurs de l'éducation",
qui réussit une performance rare de fédérer des militants de tous horizons, (de gauche !),pour décrypter les résultats, les données du Ministère de l'Education...
Ils se sont regroupés pour manifester leur préoccupation face aux pressions exercées par le pouvoir exécutif
sur la production et la diffusion des données relatives au système éducatif.
Leur site est hébergé par les Cahiers Pédagogiques:
http://www.cahiers-
Voici par exemple l'extrait d'un texte à propos des évaluations paru dans la version abonnée de Touteduc
Les évaluations "CE1, CM2" sont "non fiables et instrumentalisées". Elles sont de plus "dangereuses", estiment les "Déchiffreurs". Le collectif souligne que les élèves doivent y être soumis fin mai et que la circulaire de rentrée se fonde sur leurs résultats "pour justifier la politique actuellement conduite". Il fait la synthèse des critiques adressées à ces évaluations par le HCE (Haut conseil de l’Éducation), y ajoute une information publiée par le Café pédagogique et trois arguments. (...)

Le sort des RASED a été arrêté en septembre 2008 quand, Rue de Grenelle, on a programmé la disparition de 2 ou 3 000 postes chaque année jusqu’à l’agonie.
Parallèlement, Xavier Darcos a entériné la réforme des programmes de juin 2008, la « libération du samedi matin », l’institution de l’accompagnement éducatif au collège, de l’aide personnalisée et des stages hors temps scolaire pour les élèves de CM.
Souvenons-nous de ces propos, d’octobre 2008 : « Toutes les mesures que je prends servent surtout d’habillage aux suppressions de postes. », énoncés par ce même Xavier Darcos, ancien secrétaire du club de l’horloge, cofondateur de « Créateurs d’école » ou « comment privatiser l’éducation ? », et proche d’« Enseignement et liberté » dans la mouvance de l’Opus Dei qui considère l’Éducation nationale comme une entreprise comme les autres.
À cette époque, Luc Ferry, toujours proche du pouvoir, a été on ne peut plus clair. À la question d’un journaliste qui lui demandait, étonné, comment la mise en place de 2 heures d’aide personnalisée pourraient permettre la suppression de postes, il a répondu qu’avec ces nouvelles dispositions, le ministère pourrait affirmer que l’enseignant est à même d’apporter de l’aide aux élèves en difficulté scolaire et qu’il ne serait plus nécessaire d’avoir recours à l’intervention extérieure comme celle des RASED.
Nous savons tous, et nos dirigeants les premiers, que le RASED intervient auprès des élèves qui ont déjà bénéficié d’une attention particulière en classe, d’une adaptation pédagogique de la part des enseignants. Or si cette aide n’a pas permis à un élève d’endiguer ses difficultés, c’est bien parce qu’il a besoin d’autre chose : des aides spécialisées dispensées par des enseignants formés. S’attacher aux procédures et au fonctionnement cognitif de l’élève, avoir une approche systémique de la difficulté peut permettre à ces élèves de se réconcilier avec l’école et de progresser dans leurs apprentissages.
L’aide personnalisée, présentée comme un dispositif pouvant se substituer au RASED ne peut apporter qu’un soutien ponctuel à un élève n’ayant pas assimilé telle ou telle notion, et non une aide efficace à des enfants dont les difficultés sont durables et complexes.
Supprimer les RASED, c’est se priver du seul dispositif gratuit d’aides spécialisées à l’intérieur de l’école ; c’est inciter les familles à se tourner vers des officines privées en cas d’échec de l’aide personnalisée. Quelles familles pourront assurer le coût d’une prise en charge dans les structures privées ?
Alors, pourquoi certains enseignants doutent-ils eux-mêmes de l’efficacité des RASED ?
Les raisons sont simples. Les RASED depuis de nombreuses années ne fonctionnent déjà plus correctement : de moins en moins de réseau complet devant couvrir des territoires de plus en plus grands, des départs en formation réduits à peau de chagrin, le non-remboursement de la totalité des frais de déplacements liés à l’exercice des missions…
Faire dysfonctionner le dispositif RASED en lui ôtant ses moyens fait qu’il n’est plus crédible, même auprès des enseignants, et facilite grandement sa suppression.
La liquidation des RASED s’inscrit dans une logique d’économie budgétaire, mais il serait simpliste de la réduire à cela.
Agiter le spectre de la dette publique pour justifier la casse de l’école permet de cacher la transformation profonde de l’éducation, suivant un schéma néolibéral dont la norme est la concurrence et le modèle l’entreprise. C’est ce schéma managérial et entreprenarial qui impose à l’école de dégager de façon économique une élite compétitive sur le plan mondial.
Quel serait l’intérêt alors de promouvoir l’école et à plus forte raison de s’intéresser à ces élèves qui ont moins de chance de faire partie de cette élite ?
Actuellement, c’est la classe des plus riches qui modèle l’éducation à son avantage et n’a aucun intérêt à ce que l’école forme des êtres libres capables de transformer la société.
Ce ne sont donc pas les élèves en souffrance, en difficulté qui préoccupent nos dirigeants. Pour eux, peu importe qu’une partie des élèves restent sur le carreau, s’enfoncent dans la difficulté scolaire. Peu importe que les RASED disparaissent, privant ainsi les familles, les enseignants et les élèves d’un accompagnement nécessaire.
Ce n’est pas cette École là que nous voulons.
Voici un article issu de la revue l'enseignant, tirée du blog de l'UNSA
Merci de cilquer sur le lien ci dessous pour accèder à l'article:
Raymond Bénévent, philosophe, ancien professeur à l’IUFM d’Alsace/Université de Strasbourg
Pour avoir quelque chance d’être lu, permettez-moi de préciser d’emblée que ce courrier n’est pas d’accusation, mais bien plutôt de compassion. Manière de dire que je n’aimerais pas être à votre place dans les moments présents…
Dans les semaines écoulées en effet, sont tombées simultanément, dans toute la France, les décisions de fermetures massives de classes, voire d’écoles, et les notifications de suppression de postes en Réseaux d’Aide Spécialisée pour les Elèves en Difficulté (RASED), voire de RASED tout entiers.
Ainsi s’achève le démantèlement complet du seul dispositif qui permettait aux enfants ne parvenant pas à s’intégrer dans l’univers scolaire de retrouver quelque chance d’y accéder. Je pourrais développer ici la méprise – ou la supercherie – qui consiste à essayer de faire croire que ce dispositif pouvait être avantageusement remplacé par une « aide personnalisée » dont le présupposé est que les difficultés scolaires sont avant tout d’ordre cognitif ou méthodologique, et que, à part quelques cas qu’il faudra médicaliser (s’ils sont petits) ou judiciariser (s’ils sont adolescents) il n’y aurait à accompagner que des enfants ayant intégré le métier d’élèves mais y rencontrant des difficultés. Déni massif de la réalité, aveugle au sort de ceux pour qui l’univers scolaire signifie tellement peu qu’il est inexistant, ceux qui ne peuvent trouver l’entrée d’un édifice qui n’a pour eux aucune réalité, ceux-là qui sont massivement les « clients » des Rased. Bref, le nouveau dispositif, s’il peut servir à quelques-uns, déjà élèves mais empêchés, n’est pour les autres même pas un « emplâtre sur une jambe de bois », mais un « emplâtre à côté de la jambe de bois ! » J’ai travaillé, en philosophe, les tenants et aboutissants de cette méprise, mais ce n’est pas là ce qui me mobilise aujourd’hui. C’est quelque chose de beaucoup plus simple, et cependant dramatique.
Qui a été chargé de décider les fermetures de classe et de les annoncer ? Des « Commissions » diverses, au niveau académique ou départemental, protégées par leur effet d’anonymat collectif. Mais qui a dû informer, pour les personnels des RASED, maîtres E (enseignants spécialisé chargés de l’aide à dominante pédagogique) et maîtres G (enseignants spécialisés chargés de l’aide à dominante rééducative) de la suppression de leur poste, voire de l’intégralité de leur réseau, après avoir dû choisir les condamnés ? Dans la plupart des cas, vous-mêmes, Inspecteurs de l’Education Nationale de leur circonscription.
Or face à vous, la plupart des enseignants spécialisés concernés ont vécu une triple sidération :
1 – Celle de voir tenus pour rien leur compétence, leur engagement, l’itinéraire de toute une vie professionnelle.
2 – Celle de réaliser que rien décidément ne semble pouvoir arrêter une entreprise de destruction systématique emportée par sa propre folie, que rien ni personne, enseignant, parent ou élu n’est désormais capable de tenir en respect.
3 - Mais celle surtout de se voir annoncer leur propre annulation et celle de tout un dispositif par des Inspecteurs, assez souvent anciens collègues qui, pour la plupart, désapprouvaient ce qu’ils étaient chargés d’annoncer.
Et si quelques-uns ont exécuté la consigne sans troubles apparents, il n’en a pas été de même pour tous :
- certains d’entre vous ont laissé apparaître leur trouble et même une certaine détresse, finissant par s’abîmer dans une demande muette d’être soutenus par ceux-là même qui allaient être décapités !
- d’autres s’en sont sortis en se « déshabitant », en se clivant, en renonçant à leur propre parole de sujets pour n’être que les « ventriloques » glacés de la parole officielle.
- d’autres parmi vous que l’on connaissait humains, amicaux, mais surtout habités par une vraie foi en l’école républicaine, ont joué le cynisme : « Bien sûr, vous perdez votre poste, mais vous n’avez rien à craindre : vous restez fonctionnaires, et c’est bien cela qui compte pour vous, n’est-ce pas ? »
- d’autres enfin ont viré aux manoeuvres de type pervers, utilisant d’anciens témoignages de découragement pour les retourner contre les auteurs. À un ancien Maître E privé de son poste : « Vous m’aviez bien dit il y a 2 ans que vous étiez prêts à sortir de l’Enseignement spécialisé, que vous pensiez sans avenir. Alors voilà, j’ai pensé à vous ! »
Ce sont la violence et le potentiel de destruction portés surtout par les deux dernières attitudes qui ont sidéré vos interlocuteurs : vous étiez pour eux méconnaissables !
Êtes-vous pour autant des salauds, des traîtres, des arrivistes ? Non, simplement des hommes et des femmes parmi d’autres qui, soumis au piège de la double contrainte, ne peuvent que se briser, se cliver, ériger tout l’édifice des dispositifs de défense, y compris les plus destructeurs pour autrui, le cynisme et la perversion, pour tenter d’éloigner d’eux des dilemmes insoutenables.
À quel prix pour les autres, mais aussi pour vous ? Se remet-on jamais d’avoir cédé sur sa foi, sur son éthique, professionnelle voire personnelle ? Bref, les dispositions actuelles détruisent non seulement les enfants, les parents, les enseignants, mais aussi les responsables que vous êtes. Peut-être avez-vous été séduits un moment par la rhétorique présidentielle qui voulait que la preuve d’une juste réforme était qu’elle fasse mal ? Peut-être vous êtes-vous perçus, en toute bonne conscience, comme les chevaliers d’un vrai renouveau ? Lorsqu’un régime utilise la confiance que nous lui faisons pour exiger notre acquiescement aux dommages qu’il nous fait, il ne mérite qu’un nom : lequel, d’après vous ?
Depuis Socrate au moins et l’obéissance à son « démon » contre les dérives de la Cité, fussent-elles couvertes par les lois, il existe quelque chose qui se nomme objection de conscience. Vous qui êtes comme tout un chacun victimes de dispositions perverses et destructrices, accepterez-vous d’y être en outre des bourreaux, fût-ce par délégation ?
Vous êtes à une place stratégique dans les rapports entre élèves, parents, enseignants d’une part, autorités étatiques de l’autre. Une révolte collective de votre part pèserait d’un poids considérable pour redonner un espoir à chacun, et un avenir à tous dans la défense de l’école de la République. Et vous y retrouveriez votre honneur, qu’on a tenté de vous faire perdre.

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Sauvons l’Ecole baissera définitivement rideau le 7 mai, au lendemain du second tour de l’élection présidentielle. Quelle que soit l’issue de ce vote, une page va se tourner et c’est, pour moi, l’occasion de conclure cette aventure.
Ouvert en avril 2008, après un passage sous forme d’un forum, Sauvons l’Ecole est l’initiative d’un instit (j’aime bien ce nom !) de Trappes. Ce blog avait pour but d’échanger des informations locales dans le cadre de la lutte contre « les réformes Darcos ». L’audience s’est peu à peu élargie pour gagner une audience nationale et le bébé est vite devenu un ogre qu’il m’a fallu alimenter quotidiennement. Avec près d’un million de visiteurs, plus de 4 000 amis sur Facebook et 1 000 abonnés à la newsletter, Sauvons l’Ecole permettait la rencontre d’enseignants et de parents animés par la défense de l’Ecole publique. Au fil du temps, étant seul aux manettes (ou plutôt au clavier), les deux heures quotidiennes (parfois plus de 5 heures – heureusement les profs ont beaucoup de vacances ! J ) à chercher et vérifier des infos, répondre aux mails, illustrer, mettre en forme est devenu un vrai sacerdoce. Je sais que certains pensaient que Sauvons L’Ecole était un vaste réseau, avec des permanents. Hélas, non ! Mon seul « permanent » (mais pas cher payé !), que je me dois de remercier encore, c’est Claude, sans qui la revue de presse n’aurait jamais existé. C’est lui, qui fouillant dans presse régionale me faisait remonter les infos concernant la carte scolaire et la réforme des retraites. Un travail de fourmi ! Je me suis souvent abstenu de commenter les billets publiés préférant garder une certaine distance, par pudeur, par paresse mais aussi par souci d’efficacité. Je n’oublie pas tous ceux qui sont venus régulièrement apporter pitance au monstre (Je ne les nomme pas de peur d’en oublier !) et ceux avec qui j’ai lié connaissance et qui m’ont enrichis. Pour certains, la rencontre est sortie de la « virtualité » d’Internet, moment toujours magique.
Enfin, il serait injuste de ne pas remercier ceux que j’ai si souvent "pillés". D’abord la presse papier (Libération – avec les articles de Véronique Soulé et de Sylvestre Huet (et leur blog respectif : C’est Classe ! et Sciences2), le Canard Enchaîné, Charlie Hebdo, Politis, Le Monde, Télérama… Internet c’est chouette, mais la presse papier doit vivre : achetez et lisez la presse ! Sur le net, c’est bien sûr, l’incontournable Café Pédagogique, Médiapart, Rue89, Le Mammouth déchaîné (et son complément de service) L'écume des heures, Quelle école pour demain ? et la Chronique Education pour les principaux. Un coup de chapeau spécial à mon ami François et le blog FCPE de Montigny le Bretonneux.
Enfin, merci à vous, les visiteurs anonymes, dont je mesure le contentement grâce à un compteur (du nom barbare de blogrank) et trop rarement par un message de soutien ou de sympathie. (Alors n'hésitez pas !)
Et demain ? Je continuerai à m'indigner, à tourner avec les obstinés, en solitaire à côté des partis et des syndicats en homme libre... mais révolté.
Michel
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Merci à Michel sans qui le site de l'ADEP aurait parfois manqué de biscuit: un travail remarquable, que nous parents, enseignants et amis de l'Ecole avons su utiliser dans notre démarche "d'informer pour agir". Vous nous manquerez. Sandrine




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