A l'heure du départ en vacances, l'ADEP vous informe: L'ADEP sait aussi vous proposer de l'aide: à la rentrée, nous organisons une rencontre sur le thème des réseaux sociaux, (facebook, twitter...) BONNES VACANCES !!!
En cas de non remplacement d'un enseignant, appelez le 04.50.88.41.60, (service des remplacements à l'Inspection d'Académie)

Dès aujourd'hui,votre site passe en mode "estival", donc allégé jusqu'à fin août.
C'est l'occasion pour vous, lecteur, de vous replonger dans les thèmes qui sont chers à l'association, à savoir la défense de l'Ecole Publique et des valeurs qu'elle inspire, au travers des nombreuses pages que ce site contient, avec l'aide de nombreux blogs nationaux et de collectifs toujours actifs, que je tiens à remercier aujourd'hui.
Afin d'inspirer notre combat qui reprendra dès la rentrée, j'ai tenu à rajouter un dernier article, spécialement dédié à tous les enseignants qui nous accompagnent depuis le début de l'aventure ADEP; c'est ICI .
Enfin, n'oubliez pas que l'ADEP, c'est aussi des conférences et des ateliers débats, dont le prochain se situera en octobre, avec un thème d'actualité: les réseaux sociaux, les écrans et nos enfants, en partenariat avec la MJC de La Roche sur Foron.
Sandrine.
BONNES VACANCES A TOUS
Nous avons décidé, nous personnels des RASED considérés comme Restes Ajustables Soumis à Extinction et Disparition de ne pas donner ni faire remonter nos chiffres d’activité cette année.
Pourquoi ?
Une partie d’entre nous avait déjà décidé de ne plus faire de projets : sans avenir, pas de projet ! nous refusons maintenant de donner nos chiffres ! On nous somme de faire du chiffre comme si on fabriquait des chaussettes. On nous laisse miroiter qu’avec de bons chiffres, on pourrait peut-être sauver quelques postes et jusqu’à quand ? Mais on a déjà vu ça chez les fabricants de chaussettes justement chez Dim ou Good Year (à moins que ce ne soit Michelin ou Continental ) :
Vous n’êtes pas compétitifs ! “Les autre travaillent plus pour moins cher !
Renoncez à vos 35 h, à vos pauses et à vos primes, ce sont vos privilèges qui vous tuent ! ” Et on renonce, et on commence à regarder le voisin d’un sale œil parce que bien sur, lui qui a pris sa journée hier, il va faire baisser le rendement et peut-être que c’est notre atelier qui sera fermé et pas l’autre ! pourtant nos chiffres à nous sont meilleurs ! Et l’usine ferme quand même !
Et on n’a même pas la satisfaction de s’être battus et tenus debout, solidaires et dignes.
Les chaussettes en moins, on nous fait exactement la même chose.
On nous sussure qu’avec de “bons” chiffres, sous entendu une “bonne” pratique, on pourrait être sauvés alors que les décisions sont déjà prises. On appelle ça du double lien je crois et ça rend fou.
Parce que le comptage c’est le début de la maltraitance. Parce que dans notre pratique 1 n’est pas égal à 1.
Un enfant un seul, peut nous mobiliser 10 fois plus qu’un autre mais si s’occuper de lui sauve la classe on le fait valoir trente ?
Que nous, entre nous, on regarde ce qu’on fait en se servant de nos chiffres accompagnés de nos remarques, certes. Si par exemple, on s’aperçoit au terme de trois années de travail régulier sur une maternelle qu’on a moins de demandes d’aide sur les CP eh bien tant mieux pour nous et pour les enfants aussi ; on aura gagné quelque chose ! Mais pour l’inspecteur, cela voudra dire qu’on a moins besoin de Rased sur cette maternelle puisque les demandes au CP sont en baisse ! CQFD !
On n’a pas à prouver notre utilité, on l’a déjà fait, et plus d’une fois. Il existe des études là dessus. Les chiffres, ils s’en serviront de toutes les façons contre nous.
Rappel : il existe une étude sur la corrélation entre la taille des classes et la réussite scolaire ; ils l’ont mise au pilon ! Et notre grand comptable en chef de dire en se rengorgeant ; “des études récentes montrent qu’il n’existe aucune corrélation etc..
Quelles études ? il s’en fiche ! il dira n’importe quoi : lui il compte et il enterre ! Et si son prédécesseur ne connaissait pas la règle de trois, lui en calcul, il ne connait que la soustraction.
On n’est pas obligé de se faire du mal en passant notre vie à nous justifier. C’est comme ça qu’on creuse sa propre tombe. Recommençons à croire en nous même sans ces maudites petites croix qu’on nous demande de mettre partout comme si on était les gardien(ne)s de nos propres cimetières !
Attention aussi aux demandes des syndicats qui en CAPD (commissions paritaires) défendraient mieux les poste s’ils étaient argumentés :
On nous fait encore le coup du “dans l’atelier d’à côté"
Au nom de quoi va-t-on décider que le Rased de la 15 B sera supprimé pour conserver celui de la 20°A ? Parce que si on en est là, je peux aussi aller lui casser les jambes à celle de la 15 A. Non ?
Nous on veut tout conserver et même on en veut plus ! En matière de nombres de personnels de Rased moi ma seule ligne politique est celle du poussin masqué de Claude Ponti :
“Quand c’est bon c’est jamais trop !”
Petite histoire de chiffres pour finir (provisoirement). Avant d’être rééducatrice, je travaillais sur un centre d’enfants handicapés. Une mienne inspectrice avait réduit nos effectifs sur le papier d’une manière fort originale : tous mes élèves avaient des séances de kiné, d’orthophonie, d’ergothérapie voire de Psy sur le temps scolaire eh bien chaque enfant ne valait plus 1 mais 0, 75 ou pire. Retranchez 3h 10 de 27 h et faites les calculs. Je me retrouvais non pas avec 7 enfants mais avec 5, 82. Ce qui était curieux c’est qu’à l’inverse on ne pouvait pas rajouter les enfants qu’on recevait en post opératoire. Pourtant ça aurait pu être rigolo de rajouter trois enfants à 92 pour cent sur 32 pour cent de l’année. Et pas question non plus de rajouter les heures de synthèses ou les dimanches qu’on y passait pour ramasser un peu de fric parce que pour une obscure raison de secteur géographique mal défini j’ai travaillé là trois ans avec zéro centimes de subventions pour le matériel scolaire pas même un stylo !
Je me rappelle de la sortie de la chef de service à qui je portais mes doléances :
“Et comment faisiez vous avant l’invention de l’informatique ?
Moi : “et vous ? Avant les scanners ? ”
J’ai toujours refusé d’entériner ce genre de truc mais certaines collègues le faisaient et se cassait la tête à calculer mais que calculait-elle ? la valeur de leur travail ou bien la chance qu’elles avaient de n’avoir que si peu d’élèves ? Ou d’y mettre tant d’énergie et d’abnégation ?
Rappelez vous bien : ils parlent d’extinction des psychologues scolaires mais c’est pas les espèces en voie de disparition qu’on comptabilise ? Un tigre, deux lions, un rééducateur, deux psy … les “Hérréros” et les peuples “Patagons” quand on les éradiquait c’était leurs mains coupées qu’on comptait.
Oh j’ai dit un gros mot ? mille excuses c’est pas de l’éradication ? C’est de la réorientation sociale …. ou de la revalorisation de potentiel-je-sais-pas-quoi ; j’arrive pas à retenir la nov langue de notre petit comptable châtelain : désolée.
Marie-Cécile
Alors que le ministre de l’Education installe aujourd’hui le comité de pilotage qui devra pendant un an travailler à la refonte des rythmes scolaires français, Philippe Meirieu, professeur des universités en Sciences de l’éducation, membre d’Europe Ecologie, est l’invité de France Info. Pour lui, il y a urgence à réformer les rythmes, mais en réfléchissant simultanément aux programmes et aux pratiques pédagogiques...
Intégral sur: http://www.forprof.fr/cms_formation-continue-des-professeurs..._41.html
Stage de prise en main et de gestion de votre première classe du 23 au 27 Août 2010
Vous allez réussir le concours de juin 2010 et, dès le 1 septembre 2010, vous allez vous retrouver devant une classe sans avoir été préparé techniquement à faire ce métier. Or, prendre une classe en main sans formation est difficile, voire risqué. Réussir sa première quinzaine de classe est indispensable pour réussir son année.
Le Centre National ForproF va vous aider à réussir cette première prise de fonction. Pour cela nous allons organiser, pour vous, les Lauréats du concours de juin, un stage d'été.
Ce stage aura lieu dans toutes les grandes métropoles régionales avec, comme objectifs :
- Acquérir les savoirs et gestes professionnels du Professeur des Ecoles lors de sa prise de fonction (comment gérer les premiers jours ? comment organiser et conduire la première réunion avec les parents ? Les premières séances d'apprentissage, comment les organiser ? Comment s'imposer ? Quelle attitude avoir devant telle ou telle difficulté ?)
- Construire avec les conseils d'un ForproFesseur votre programmation du premier trimestre.
- Construire les premières séances d'apprentissage pour les 3 premières semaines de la rentrée.
Stage d'accompagnement et de perfectionnement pédagogique (pendant les vacances de Toussaint, d'hiver et de pâques).
Vous êtes, dans vos trois premières années de classe. La pratique au quotidien vous fait mesurer la difficulté de ce métier. Des stages de 5 jours seront organisés à chaque vacance scolaire pour permettre d'améliorer votre quotidien d'enseignant.
Ref.: Stages ForproF - Bien vivre sa classe - Vacances de Toussaint ou d'Hiver ou de Pâques ou d'Eté (nous consulter)
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par La Rédaction du DL | le 08/06/10 à 20h02
Les parents d'élèves de l'école maternelle du Centre se sont réunis cet après-midi, devant l'établissement et ont déployé d'immenses banderoles, pour dire leur colère.
Le 4 juin dernier, la commission paritaire a en effet confirmé la possible suppression de l'une des cinq classes de l'établissement.
« 123 enfants sont déjà inscrits pour l'année scolaire 2010/2011, ce qui porte les effectifs à 31 enfants par classe », précisent les représentantes des parents d'élèves, Muriel Nesme et Aline Borrego.

Augmenter le nombre d'élèves dans le premier degré : une proposition qui fait l'unanimité contre elle. C'est le verdict des enseignants riverains de Rue89 auxquels nous avons proposé de réagir [1] au projet qui, selon eux, a surtout pour but de réduire le nombre de postes d'enseignants. Revue de commentaires et d'arguments.
Des classes plus dissipéesPar expérience, les enseignants notent qu'il devient difficile, dans une classe à fort effectif, de créer une atmosphère de travail stimulante. Nelmezzodelcamin [2], prof de langues, témoigne :
« Du point de vue de la relation, plus le groupe est nombreux, plus il est lourd à gérer. Ce qui est épuisant c'est de devoir stimuler les élèves, pour qu'ils s'impliquent, participent, prennent la parole et canaliser en même temps. »
Une classe à fort effectif se dissipe plus facilement qu'une autre et peut créer des émulations négatives, selon Anterak13 [3] :
« Plus le nombre d'élèves par classe est important, et plus les problèmes de comportement de certains enfants sont difficiles à gérer. »

La pédagogie individualisée à la trappe
Difficile de mettre en place des éléments de différenciation pédagogique quand les élèves sont nombreux. Pourtant, il apparaît indispensable de pouvoir solliciter les élèves personnellement et d'avoir des moments pour reformuler les consignes individuellement. J.N [4], qui exerce dans le secondaire, explique :
« Les élèves ne font pas tous les mêmes erreurs, et n'ont donc pas tous besoin des mêmes remédiations.
Il est important de pouvoir individualiser au maximum l'aide apportée dans la classe. »
Les enseignants ont insisté sur la complémentarité des aspects collectif et individuel du travail en classe : l'enseignement associe l'animation de la classe -en tant que groupe- et des moments d'attention accordés à l'élève dans sa spécificité. En augmentant la taille des classes, on risque de faire pâtir les deux aspects. Lally [5], professeur, précise :
« Plus l'enseignant peut être disponible pour aider chaque élève, plus la réussite générale de la classe est importante. […]
Et plus les enfants viennent d'un milieu familial en difficulté, plus cette notion de pédagogie individualisée est importante. »
Des élèves en difficulté laissés sur le bas-côtéLa note du 4 mai [6] remise par le ministère de l'Education nationale aux inspecteurs d'académie prévoit de réduire le nombre de postes du Réseau d'aide aux élèves en difficulté (RASED [7]).
Si les deux hypothèses -d'augmentation des effectifs et de réduction des postes RASED- étaient confirmées, les enseignants redoutent de voir les élèves souffrant de handicap scolaire « noyés » dans des classes, alors que leurs spécificités devraient pouvoir être prises en compte.
Bleuet1 [8], enseignante d'anglais dans le secondaire, s'interroge :
« Les statistiques montrent que chaque enseignant a dans sa classe au moins deux élèves souffrant de handicap scolaire (très souvent de la dyslexie, mais il n'y a pas que ça).
Ces handicaps réclament une prise en charge particulière, qui doit être rendue possible pour peu que le professeur soit formé pour ça, mais aussi qu'il en ait le temps !
Comment fait-on pour s'occuper des besoins très particuliers de manière adéquate si la classe est très nombreuse, et si en plus elle est bruyante ? »
Un espace saturé et des ressources pédagogiques limitéesSi l'effectif des classes est malléable, les murs d'une classe ne le sont pas. JN [4] redoute « des classes pleines à craquer (surtout dans les établissements récents, où leurs dimensions sont calculées aux millimètres), où il est impossible d'isoler un élève. »
Partager l'espace et le matériel d'une classe peut devenir compliqué à mesure que l'effectif d'une classe est revu à la hausse. Pour Morse [9], professeur des écoles, « augmenter le nombre d'élèves revient à disposer de ressources pédagogiques limitées. »
Les cours de langue, un casse-têteDans certaines matières, notamment les langues vivantes, l'oral a une place privilégiée. C'est dans la pratique et la conversation qu'elles s'acquièrent.
Or, dans une classe de plus de vingt élèves, il est difficile de donner la parole à tous, expliquent les enseignants de langue, qui ont été nombreux à réagir.
Ermine [10], étudiante en sociologie, qui se destine à la profession d'enseignante, se rappelle ses cours d'anglais en terminale :
« 33 élèves issus des filières S, ES et L. Pas le même programme, pas la même épreuve au bac. Une prof devait donc préparer 33 élèves de trois filières différentes à trois examens différents et ayant des niveaux différents. »
Pour conclure, Morse [9] souligne une contradiction du gouvernement. Dans sa note préparatoire aux inspecteurs d'académie, le ministère de l'Education avance :
« Hors cas ou situations spécifiques, les études et expériences les plus récentes indiquent que la diminution des effectifs dans les classes n'a pas d'effet avéré sur les résultats des élèves […]. »
Pourtant en zone d'éducation prioritaire (ZEP [11]), les classes de maternelle et de primaire sont limitées dans le cadre de la discrimination positive.
« On limite le nombre d'élèves dans les classes de milieux sociaux défavorisés, c'est l'aveu même de l'influence du nombre d'élèves dans les classes sur la qualité de l'enseignement. »
Links:
Auteur(s): Bastien Cazals - éd. Indigènes, 2009 (20 p. ; 3 €)
Il y a tout juste un an, Bastien Cazals, un jeune directeur d’école maternelle de l’Hérault, alarmé par ce qu’il considère comme la mise à mort de l’école publique, adresse une lettre au Président de la République. Sa lettre restera sans réponse, ce qui le pousse à rejoindre les rangs de ses collègues « désobéisseurs. »
Dans un opuscule d’une toute nouvelle collection, Ceux qui marchent contre le vent [1], il retrace aujourd’hui son parcours, de son entrée dans l’Education nationale en septembre 2002 à son refus, fin 2008, d’appliquer des décisions jugées iniques. Ingénieur de formation, il a d’abord fait une brève incursion dans le monde de l’entreprise, vite convaincu que là n’était pas sa place et qu’il lui fallait aller où son goût et ses idéaux le poussaient : l’enseignement ! Il entre donc en éducation avec la foi laïque de ceux qui croient à la vocation républicaine de l’école publique mais il ne tarde pas à être alerté par « une avalanche de réformes dévastatrices ». L’appel des Résistants aux jeunes générations, lancé en mars 2004, est pour lui une révélation. « Par leur appel, écrit-il, ces Résistants s’adressaient directement à moi, pour me rappeler mon héritage. J’ai alors pris conscience qu’il était de mon devoir de défendre les valeurs républicaines que sont la liberté, l’égalité, la solidarité et la laïcité. » Il tiendra sa promesse, devenant le témoin attentif, critique et indigné des réformes qui, en quelques années, vont saper les fondements mêmes de l’édifice.
En une vingtaine de pages, il dresse le catalogue des coups portés, éclaire telle disposition, analyse telle loi, s’insurge et clame son refus de participer à cette « véritable entreprise de déconstruction de l’école publique ». Amer, il constate : « Je vois entrer à l’école, sous couvert de modernisation, les principes économiques et les outils de management qui régissent le monde professionnel que j’ai voulu quitter, écœuré par l’idée que les vies humaines comptent moins que les enjeux financiers. Parti de l’entreprise pour aller vers l’école, je suis en train de vivre la mutation de l’école en entreprise ! »
Mireille Roque;
source: Le lien social, http://www.lien-social.com/
Voici la bande annonce du magazine "66 minutes" de M6, intitulé "Profs: le scandale des remplaçants"
vous pourrez voir l'intégralité du reportage sur M6 REPLAY
« Selon les informations qui circulent, le ministère ne sachant plus où trouver 16.000 nouveaux postes à supprimer à la rentrée 2011 (c’est le chiffre actuellement évoqué), il demanderait aux rectorats de les proposer (spontanément !) eux-mêmes.
Il leur suggèrerait un inventaire « à la Prévert » de possibilités (qui sont aussi un vrai « musée des horreurs ») : augmenter le nombre d’élèves par classe, supprimer des formations, faire assurer le remplacement par des vacataires, supprimer tous les postes non pourvus, diminuer la scolarisation ou les places aux concours, transférer les précaires à qui veut bien les payer, etc.
Effectivement, on ne voit pas très bien où le ministère peut encore « taper » : le remplacement, c’est fait ; les stagiaires, c’est fait ; il n’y a plus rien à « gratter » dans les collèges, déjà rudement mis à contribution, et le ministère exclut de toucher aux moyens des lycées (un engagement présidentiel)… du moins jusqu’en 2012. »
Selon des indiscrétions remontées jusqu'au Café, les inspecteurs d'académie ont été chargés par les recteurs, à la demande du ministre, de dégager les gisements d'emploi possibles. Les recteurs seraient en ce moment même en train de faire remonter à Paris les diagnostics des inspecteurs d'académie.
Le 6 mai, F Fillon avait réuni un séminaire gouvernemental consacré au budget. Il avait confirmé l'intention de supprimer des postes : " La politique de non remplacement d’un départ à la retraite sur deux sera poursuivie dans la Fonction Publique de l’Etat", annonçait Matignon. Pour l'Education nationale cela signifie environ 16 000 postes supprimés en 2011, qui seraient suivis d'un nombre équivalent en 2012 et 2013.
Xavier Darcos avait trouvé des solutions qui ne touchaient pas pleinement directement les classes et les parents comme par exemple une réforme de la formation dégageant des milliers d'emplois de stagiaires. Luc CHatel agit autrement : il demande à ses cadres de désigner eux-mêmes les postes à supprimer. Alors que déjà arrivent au Café des interrogations de parents sur l'offre éducative pour la prochaine rentrée, il est probable que l'effet de la politique de rigueur gouvernementale sera pleinement lisible par eux. Dans un communiqué du 12 mai, la FSU annonce un gel des dépenses de 5% l'année prochaine.
Le préfet des Pyrénées-Atlantiques poursuit pour outrage à représentant de l’État six citoyens ordinaires qui, en 2008, s’étaient indignés dans un courriel du placement d’enfants en rétention.
Pierre Favre (Hte Savoie), Gérard Chevrot (Hte Savoie), Yves Ribault (Savoie), Valérie Martinez (Val d’Oise), Docteur Eric Soares (Charente-Maritime), Daniel Candas (Rhône) sont convoqués au tribunal de Pau le 10 juin.
Nous invitons chaque citoyen épris de liberté d'expression à refuser la criminalisation rampante de l'action militante en apportant son soutien aux six prévenus.
* Signez la pétition, apportez votre soutien financier:
http://www.educationsansfrontieres.org/rubrique630.html
*
MANIFESTATION à PAU le 10 JUIN:
covoiturage et /ou autocars:
http://storage.canalblog.com/36/93/364195/53174222.doc